Jusqu’à ce que la mort nous unisse

Karine Giebel, Pocket 2011.

4ème de couverture :

La montagne ne pardonne pas. Vincent Lapaz, guide solitaire et blessé par la vie, l’apprend aujourd’hui à ses dépens : la mort vient de frapper, foudroyant un être cher. Simple accident ? Vincent n’en croit rien : la victime connaissait le parcours comme sa poche. C’est un meurtre. Avec l’aide d’une jeune gendarme, Vincent mène l’enquête, de crevasses en chausse-trapes, déterrant un à un les secrets qui hantent cette vallée. Et Lapaz non plus n’est pas du genre à pardonner…

Cet ouvrage a reçu le Prix des lecteurs au festival polar de Cognac

Avis (avec des spoils dedans)

Décidemment, je n’accroche pas avec Giebel… et pourtant je l’ai lu jusqu’au bout.

Hasard des vacances, je n’avais plus rien à lire, et voilà que ce bouquin traine là où nous dormions, chez ma belle-mère. J’avais lu De Force (voir fiche) du même auteur, il y a un mois ou deux, et je n’avais aucunement l’intention de réitérer aussi rapidement, mais comme je n’aime pas m’endormir sans lire quelques lignes…

Cette fois l’intrigue tourne autour d’un meurtre en montagne. Ambiance petit village, ragots et politiciens locaux véreux.

Comme pour De force, Giebel n’y va pas avec le dos de la cuillère, côté cliché, pour ses personnages principaux. D’un côté, nous avons le beau guide de montagne ténébreux, blessé par le départ sans préavis de la femme qu’il aimait. Et de l’autre côté, une « gendarmette » charmante, mais lesbienne. Evidemment, tous deux s’aimeront d’un amour impossible… et à la fin, elle aurait même succombé au bel hétéro, s’il n’était pas mort trop tôt. Elle allait lui faire oublier la femme qui l’avait quitté, elle était prête pour cela, mais non, il meurt en voulant la sauver. Tiens, comme dans De force. Bizarre ?

…Bref, encore un arlequin policier.

Et pourtant, ça se lit ! Ça se lit même très bien à vrai dire, comme un chewing-gum pour les yeux. Une série sans prétention, mais bien produite. Ce sont les décors et les personnages secondaires qui sauvent le roman. Les méchants sont vraiment méchants, prêts à tout pour éviter l’opprobre et la prison. Le gendarme en chef, seul espoir de la fin, est un traitre à leur solde (ça c’est pas mal). Il y a un ermite italien mystérieux, des histoires secrètes, des infidélités, et une révélation finale qu’on devine malheureusement trop tôt.

A la fin, le guide découvre que sa femme ne l’a jamais quitté. Elle a été tuée par le même groupe d’individu que ceux qui sévissent actuellement. Dommage, c’est assez peu crédible… On a du mal à croire, qu’une simple lettre de rupture ait suffit à justifier la disparition totale d’une personne pendant plusieurs années aux yeux de tous.

Même remarque que pour De Force, Giebel sait entretenir le rythme, et heureusement, car elle use et abuse vraiment trop de ses descriptions mielleuses pour jeunes filles dont elle a le secret.

Qui dire de plus ? Rien. A lire au bord d’une piscine sans trop réfléchir. Et sur mon échelle personnelle, c’est un cran au-dessus de De Force. Quant au prix des lecteurs du Polar de Cognac, je ne me l’explique vraiment pas.

Une cogitation à propos de “Jusqu’à ce que la mort nous unisse”

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