Le voleur de regards

Sebastian Fitzek (Archipel, 2013)

Pitch

Une vague de crimes d’une cruauté sans précédent s’abat sur Berlin. Un tueur en série s’infiltre dans les foyers en l’absence du père de famille, tue la mère, enlève l’enfant et accorde un ultimatum à la police pour le retrouver. Passé cet ultimatum, l’enfant est assassiné. En référence à l’oeil gauche qu’il prélève sur ses victimes, les médias lui ont attribué un surnom : le Voleur de regards… Alexander Zorbach, un ancien policier devenu journaliste, se rend sur une nouvelle scène de crime. Une mère de famille a été assassinée et son fils de 9 ans a disparu.Alexander se retrouve pris dans l’engrenage du jeu machiavélique auquel se livre le Voleur de regards, qui veut lui faire porter le chapeau.

Avis

Sebastian Fitzek, auteur Allemand à succès, fait dans le page turner efficace. Des phrases courtes, des descriptions qui font mouche, du rebondissement, bref facile à lire. Mais l’exercice littéraire du thriller — avec serial killer manipulateur à l’intérieur — a déjà tellement été traité qu’il faut vraiment exceller pour renouveler le genre, et Fitzek n’y parvient qu’à moitié.

Un scénario parfois bancal et une impression de déjà lu… mais plaisant.

Avis avec spoil dedans

Son binôme avec la jeune femme aveugle medium est assez improbable. On ne comprends pas pourquoi le héros, Zorbach, ne cherche pas plus à savoir comment celle-ci à pu le rejoindre, alors qu’il préfère s’acharner à vérifier si ce qu’elle raconte est juste… Quelqu’un s’est fait passé pour lui, en indiquant à la jeune aveugle un point de rdv qu’il est le seul à connaitre, mais ça n’a pas l’air de l’inquiéter plus que ça ! Le coup de théâtre de la fin fonctionne à moitié ( Elle ne voyait pas le passé, mais l’avenir… pas mal mais depuis qu’elle est toute petite, elle aurait pu s’en rendre compte…). Le coup de l’assistant (le meurtrier) est par contre bien amené. La proximité, la sympathie, la complicité du personnage avec Zorbach éloigne le doute à la lecture (même si objectivement on peut rapidement penser à lui). Tout est fait — et de façon astucieuse —, pour qu’on voit en lui le dernier allié du héros. Il prend des risques pour lui, lui porte assistance… C’est finalement le personnage le plus réussi.

Je retiens
  • Les belles pages sur le Houseboat secret du Héros, en forêt, sur un lac. Belle ambiance.
  • Le principe du compte à rebours: Classique mais efficace.
  • L’absence de son ex et de son fils qu’il n’a qu’au téléphone. La mise en distance est pas mal, puisque ce sont eux qu’il doit voir et qu’il ne verra plus. (ce sont les dernières victimes du tueur)
  • L’assistant, si proche et si digne de confiance que le héros peut lui confier la mission d’aller voir son ex et son fils pour apporter le cadeau d’anniversaire qu’il ne peut pas livrer lui-même.

Une cogitation à propos de “Le voleur de regards”

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